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La légende du bacon magique

La paroisse Saint-Henri, au village de Québec, était le chef-lieu des gens pieux de la région. On y observait à la lettre tous les coutumes et les rites religieux (ce qui avait pour effet d’éloigner le diable), notamment le carême :

  • Jeûne du mercredi des Cendres jusqu’au Vendredi saint;
  • Un seul repas par jour (collation matin et soir);
  • Aucune viande rouge.

L’histoire se déroule un certain Mardi gras des années 1800. Le diable, qui a toujours voulu mettre sa griffe sur ce village pieux, voit en ce Mardi gras une occasion unique.

Il arrive en ville la semaine précédant le début du carême et multiplie les bonnes actions. Puis, le diable, qu’on surnomme l’étranger, demande au violoneux de réparer son violon (noir, majestueux, indestructible).

Le violoneux tombe malade la veille du Mardi gras, ce qui l’empêche de participer aux célébrations du lendemain. L’étranger lui offre donc de prendre sa place.

Lorsque tout le monde a bien mangé, l’étranger monte sur la scène de fortune et se met à jouer.

Quand une personne s’écrit « Minuit ! » à l’heure dite pour signifier, selon la tradition catholique, la fin des célébrations et le début du carême, personne ne réagit. Tous continuent à danser, malgré eux. (L’intensité du feu augmente au son des reels et des cotillons.)

Le lendemain, à son réveil, le violoneux s’aperçoit que la salle paroissiale a disparu, ne laissant que des cendres à sa place. Il erre l’âme en peine pendant de nombreux jours.

Quelques jours avant Pâques, le cœur lourd, il se met à chauffer son lard pour en faire une sorte de bacon, le plat préféré de sa fille lors du repas pascal, dans l’espoir que celle-ci revienne à temps pour la fête. Le lard requiert plusieurs jours de cuisson.

Tandis que le lard cuit, il entend au loin le son d’un violon. Plus le lard cuit, plus le son se rapproche. Le violoneux rajoute du lard sur le feu, encore et encore jusqu’à ce que la salle émerge du sol.

Dans la salle paroissiale réapparue, les habitants dansent encore. Dès lors que le « bacon » est prêt, l’étranger arrête sec de jouer. Attiré par l’odeur, il demande au violoneux de lui en offrir un morceau. Un marché est ainsi conclu : chaque année, le violoneux, un dénommé Lafleur, lui préparerait du bacon maison à condition que lui, l’étranger, ne jette plus jamais son dévolu sur le village. Mais attention, le bacon devrait toujours être prêt pour chacune de ses visites !

Et pour éviter d’être pris au dépourvu, le violoneux Lafleur met au point un bacon qu’il n’aurait qu’à faire réchauffer au dernier moment, si le diable venait à se pointer. C’est ainsi qu’est né le bacon précuit.

Et ils construisent même pour cette fête une salle, laquelle reste vide le restant de l’année : la salle paroissiale Vidéotron.

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